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samedi 24 décembre 2016

La Ronde des Cordes

Pour fêter la fin de l'année et cette belle veille de Noël, voici la toute première vidéo réalisée par l'association Au Coeur de Soie, sur le travail des cordes.
On voit ici le travail d'un fil plat sur une corde selon la technique yotsumi-gumi, qui nécessite un long travail de préparation de bourrage au préalable.


Le fil plat fourni par le Japanese Embroidery Center contient 12 brins de soie. Pour l'utiliser tel quel, il faut le lisser avec une sorte de poinçon japonais que l'on appelle le Tekobari


C'est lors de la phase 5 du cursus JEC que l'on approfondit le travail des cordes. Ici, voici l'ouvrage intitulé Himotaba.


Il existe plusieurs sortes de techniques pour réaliser des cordes. En fil plat, en fil torsadé, avec du fil métallisé, des chevrons...


Ces techniques s'inspirent du travail des cordes tressées japonaises, ou Kumihimo.
Elles servent à maintenir le Obi en place à l'aide de cordelettes tressées en soie, appelées Obijime.


 L'art du Kumihimo est également présent dans la cérémonie du thé, la confection des armures de samouraï, et de nos jours, dans la confection de bijoux et d'objets de décoration.

En France, il est possible de s'initier au Kumihimo avec Atsuko Takenaka et son tout nouvel atelier / boutique, Le Soleil Tissant.

mercredi 22 juin 2016

Les outils de base


Pour ce deuxième article, je vous propose de faire un petit tour des outils de base nécessaires à la pratique de la broderie japonaise traditionnelle.
Voici le métier posé sur des tréteaux, avec tous les outils à portée de main.

Sur le métier traditionnel, on coud l'ouvrage à broder afin de parfaitement le tendre dans tous les sens du tissu de soie. La broderie japonaise nécessite un tissu particulièrement tendu, bien plus que pour les petits tambours à broder, à cause de la tension et du poids exercés par les différentes techniques utilisées.


Le poinçon, piqué en haut à droite de l'ouvrage, permet de torsader les fils de soie à partir d'un point fixe.


 On peut regrouper tous les outils nécessaires en les posant sur le papier de soie qui protège les parties non travaillées de la broderie.


La petite poubelle en papier, très légère, peut être posée sur l'ouvrage, et est ainsi à portée immédiate.
On peut se faire plaisir en pliant de superbes petites boîtes en origami pour l'occasion (*^_^*).

 
Les aiguilles sont piquées dans un carré de feutrine de laine, pour ne pas les oxyder. De la feutrine synthétique est trop abrasive pour ces aiguilles finement ouvragées.
Les aiguilles principales, ici la plus grosse traditionnellement utilisée, la n°10, sont fabriquées à la main par un artisan japonais. Hélas, comme tous les vieux métiers trop spécifiques de la tradition japonaise, il devient de plus en plus difficile de trouver des artisans pour les fabriquer et le JEC commence à proposer des aiguilles hybrides, dont seule la finition est faite à la main.
La minuscule aiguille à droite est dite "machine", car faite à la machine. Elle va servir à manier tous les fils très fins qui permettent de coucher notamment les fils métallisés sur l'ouvrage.
A côté est positionnée une pièce de 2 centimes d'euros pour bien se rendre compte de la finesse de ces aiguilles !


Voici les ciseaux utilisés. Celui de gauche est la paire de ciseaux traditionnels japonais, pratiques pour couper au ras du fil et de la broderie. Celui de droite est une paire de ciseaux incurvée pour couper les ongles. Il est préférable d'utiliser celui-ci pour couper les fils métallisés afin de ne pas abîmer le tranchant des ciseaux japonais.


Enfin, l'outil indipensable à la pratique de la broderie traditionnelle japonaise, le tekobari. C'est une sorte de poinçon effilé qui se profile en son premier tiers sur 4 côtés. Il est nécessaire pour lisser le fil de soie plat, mais aussi pour guider et maintenir le fil brodé dans la plupart des techniques.